- Londres, 102 visages (jeu de construction) r = 0,475 [0,31 ; 0,61]
- Américains multiraciaux, 107 visages (jamais vus) r = 0,409 [0,24 ; 0,56]
Ce que dit le chiffre r
r dit à quel point notre classement suit celui de juges humains. À 0, aucun lien. À 1, le même classement. Sur deux jeux de visages, on tombe entre 0,4 et 0,5.
Le premier jeu : Londres
102 visages photographiés en studio, notés par 2 513 juges (Face Research Lab London Set). Corrélation : 0,475, entre 0,31 et 0,61. Ce chiffre est optimiste : les poids ont été arrêtés en regardant ces mêmes visages.
Le second jeu : un test à l’aveugle
107 visages américains multiraciaux, notés par 36 à 66 juges chacun. Aucun poids ni aucune formule n’a été choisi en les regardant : c’est le seul test du barème hors de l’échantillon qui l’a construit. Corrélation : 0,409, entre 0,24 et 0,56.
Ce que ça ne dit pas
- La géométrie explique à peu près un quart des écarts de notes. Le reste vient de la peau, des cheveux, de l’expression, de la lumière, du style, et du goût de chacun.
- L’accord tient surtout sur les visages féminins. Sur les 20 hommes du second jeu, aucun lien mesurable n’a été trouvé. Vingt, c’est trop peu pour conclure, et c’est pour ça qu’on le publie avec son intervalle au lieu de le retirer.
- Les deux jeux sont des photos de studio. Sur de vrais selfies, la fiabilité reste à mesurer.
- Un groupe de moins de 30 visages ne reçoit aucun chiffre : il ne voudrait rien dire.
Ce qu’on refuse de mesurer
- L’origine ethnique : jamais déduite, jamais utilisée.
- L’émotion : le modèle sait la lire, on l’a désactivée.
- La santé et le poids : aucune estimation, dans aucun sens.